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 Texte numero 0006

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Bratak

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Guilde : Petit Tavion
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MessageSujet: Texte numero 0006   Jeu 7 Aoû - 1:47

Loma Noju


Clint City ! Rien que le nom lui faisait peur… La ville où si tu ne te faisais pas respecter par la force, tu n’étais rien. La ville où si tu ne faisais pas partie d’un gang, tu vivais dans la terreur, et si tu en faisais partie, tu vivais dans la violence… et pas très longtemps, s’il en croyait ce que ses amis lui en avaient raconté.
Depuis qu’il avait su que ses parents emménageaient à Clint, le petit Loma s’était renseigné sur les différents clans qui peuplaient la ville. Et il avait décidé qu’il serait un Uppers. Ces gens-là avaient la classe, le pouvoir… l’argent surtout. Et il savait comment faire pour intégrer leur milieu. Il lui suffisait de séduire la petite Sydney, la fille du patron de son père. Cette petite pimbêche n’était pas très intéressante, mais le gros avantage, c’est qu’elle n’était pas non plus très maligne, et il ne serait pas difficile au petit Loma de l’embobiner par son éloquence et son esprit brillant. Et alors, elle lui ouvrirait en grand les portes dorées de la Jet Set. L’intelligence et la culture, c’étaient depuis toujours les deux meilleures amies de Loma, qui, peu doué et pas assez bien bâti pour le sport, s’était depuis tout petit plongé dans les livres pendant d’interminables heures. Même s’il avait peu d’amis garçons, qui le trouvaient ringard, il plaisait assez aux petites de son âge, auxquelles il apprenait beaucoup de choses… que les filles de leur âge n’étaient pas censées savoir. C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle la famille Noju fut obligée de quitter leur ancienne ville, après que le père de Loma fut renvoyé car la fille de son patron avait été traumatisée par des connaissances qu’une jeune fille de bonne famille était censée ignorer.
En ce premier jour d’école, Loma s’arrangea pour s’asseoir juste derrière Sydney, qui discutait à voix basse avec sa meilleure amie, Janine, une petite bourgeoise de la crème de Clint City, comme elle. Se penchant par-dessus l’épaule de sa promise, son regard tomba sur la revue que les fillettes regardaient en riant et en chuchotant. Sur une double page glacée, s’étalait tout ce que Loma n’était pas, un athlète aux muscles saillants et luisants de sueur, souriait bêtement au photographe. Et les gloussements des filles ne laissaient aucun doute sur l’effet que cela produisait sur elles. C’étaient donc les sportifs qui attiraient ces filles-là… Loma allait avoir du fil à retordre pour atteindre l’objectif d’idéal recherché par Sydney. Toutes ces années à potasser des livres avaient certes développé son esprit, mais son corps était loin de ressembler à celui d’un athlète. Bien, dès le lendemain, il s’inscrirait dans un club de sport.
Le rugby… pourquoi le rugby, Loma aurait été bien incapable de le dire. C’est tout simplement le premier club qui ait croisé son chemin, par le biais d’affiches dans la cour de récré, et vu les armoires à glace qu’étaient les rugbymen professionnels, il s’était dit que ça ne pouvait que l’aider dans la réalisation de son objectif. Il avait donc pris sa license au rugbyclub de Clint City, et aujourd’hui il se retrouvait sur la pelouse pour la première fois. A ses côtés, un petit garçon blond révassait en attendant le coup d’envoi, en dessinant dans la pelouse du bout de sa chaussure, et vu sa carrure frêle et l’air peu concentré qu’il affichait, Loma se dit qu’il risquait fort de ne pas être à la hauteur.
Le coup d’envoi fut sifflé, et dans la seconde qui suivit, Loma se retrouva avec le ballon dans les bras. Un peu hébété et ne sachant pas très bien ce qu’il devait en faire, il resta une seconde à le fixer, et quand il releva les yeux, ce fut pour voir trois joueurs adverses (ce qui constituait au total six fois son propre poids) se jeter sur lui et le renverser en arrière. Sa tête heurta durement le sol, et il perdit instantanément connaissance.
Le reste de ses souvenirs de cette journée se perdaient dans un flou brumeux… il se rappelait vaguement avoir été évacué du terrain sur un brancard poussé par un jeune moustachu qui hurlait des directives au second brancardier… et du garçon blond, aperçu du coin de l’œil, qui écrasait le visage d’un de ses « agresseurs » à coup de chaussure en criant « mais si, tu vas voir, tu seras plus beau dans le style cubique ! ». Il le remercia mentalement et se promis de l’aider un jour en retour, pour l’avoir si bien vengé.
Il se souvenait aussi du docteur bizarre au visage de vampire qui se penchait sur lui en murmurant : « intéressant, très intéressant ce petit ».
Quand il se réveilla… il n’était plus le même…
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Bratak

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MessageSujet: Texte numero 0006   Jeu 7 Aoû - 1:49

Alexei

Clint City ou ailleurs… de toute façon Alexei ne s’était jamais senti chez lui. Ballotté de famille d’accueil en centre de redressement, il n’était jamais resté très longtemps dans la même ville. Les gens ne le comprenaient pas. Ils le plaignaient, le détestaient, ou le méprisaient, mais personne ne le comprenait.
Quand ses parents étaient morts dans cet accident de voiture, il n’avait que 3 ans. « Il ne pouvait pas comprendre », disaient les gens. C’est possible qu’il n’ait alors pas compris, mais ce dont il se souvenait par contre avec précision, c’est de la sensation de beauté qu’il avait ressenti lorsqu’il était revenu à lui, harnaché dans son siège pour enfant. Tout ce sang qui dessinait des motifs fabuleux dans la neige, le feu qui se reflétait dans les éclats de verre éparpillés, et qui faisaient danser des lucioles évanescentes sur la peau si pâle de sa mère. Et l’autoradio en fond qui jouait cet air de softrock… Le petit Alexei avait été ébahi par la magnificence du carnage. Mais les pompiers avaient tout gâché en l’arrachant à ce spectacle. Il en voulait particulièrement au grand gaillard habillé tout en rouge, comme ce héros de comics, Daredevil, qui lui avait caché les yeux en disant « ce n’est pas un spectacle pour toi ». Il ne connaissait alors pas encore ce mot, « spectacle », mais depuis ce jour il l’associa au sang, aux membres arrachés, au softrock… et à la mort.
Des années plus tard, il se retrouvait sur la pelouse du terrain de rugby de l’équipe junior de Clint City. Il s’en moquait, le sport ne l’intéressait pas, ce qu’il voulait, c’était rentrer au centre pour enfants perturbés de l’hôpital des Rescue, pour potasser ses livres d’art. En ce moment il s’intéressait beaucoup au cubisme, à Picasso, Braque… Mais l’assistante sociale, inquiète de la solitude de ce curieux petit blond qui restait seul dans son coin à peindre des tableaux macabres où le rouge prédominait, avait décidé qu’il devait faire une activité de plein air, et se faire des amis. Elle l’avait donc inscrit dans ce club. Alexei n’avait aucune idée des règles de ce sport, et il se retrouvait à côté d’un petit maigrichon aux cheveux courts qui semblait aussi novice que lui. Le garçon lui sourit. Mais Alexei n’avait jamais su créer des liens avec quiconque, et il fit semblant de ne pas l’avoir remarqué, dessinant des motifs cubiques dans la pelouse de la pointe de sa chaussure d’un air absent.
Un coup de sifflet retentit tout à coup, et le garçon aux cheveux courts reçut le ballon, l’air hébété. Alexei vit alors 3 garçons se jeter sur le pauvre gamin et le renverser violemment. Il s’ébroua mentalement. Ainsi c’était ça le rugby, un sport où on pouvait laisser éclater sa violence ! Poussant un cri animal, il se jeta sur l’un des trois gosses et lui décrocha un coup de poing dans le nez, dont le sang gicla instantanément, éclaboussant la ligne blanche du terrain. Voyant ça, Alexei eut un déclic. Voilà comment il pouvait recréer ce « beau » qui lui manquait depuis si longtemps ! Se retournant vers un deuxième garçon en train de se relever, il le crocheta de l’index par le coin de la bouche et lui renversa la tête sur son genou plié, lui cassant le nez à son tour. Le gosse tomba à terre, tandis que les deux autres s’enfuyaient en hurlant. Alexei leva alors le pied au-dessus de la tête du gamin à terre, et abattit ses crampons…

Quelques mois plus tard, à la maison de redressement pour mineurs de Clint City, le petit Alexei comparaissait devant le pédopsychiatre, un vieux bedonnant au regard vicieux. Il n’écoutait pas, perdu dans ses pensées. Il venait de découvrir « le massacre de la saint Barthélémy », ce tableau de François Dubois, du XVIème siècle, et cette peinture l’obsédait. Comment l’artiste avait-il réussi à retranscrire dans un tableau figé autant de violence, de cruauté ?
« Connais-tu le hockey sur glace, Alexei ? demanda le psy. »
Hockey… ce mot n’évoquait rien pour Alexei, mais il était fasciné par la glace, qui lui rappelait la neige et les éclats de verre de cette nuit-là où tout avait commencé.
« L’équipe du centre cherche un joueur, et je pense qu’il serait bon pour toi que tu te fasses des amis… »
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